Amer café : récits

Après la publication des Chevaux de bois et des Enfants de la terre brûlée , Roger
Edmond nous livre un nouveau titre : Amer café , un triptyque qui rassemble sous
un même thème trois formes littéraires : le récit, le roman et le texte poétique.
L'Ami Pierrot , un récit dans lequel l'oisiveté et la précarité de la vie amènent
quelques jeunes gens à se lancer dans une folle aventure marquée par la fatalité :
«On ne rapporte pas toujours des perles de la mer. Un beau jour, il arrive qu'on y
laisse sa vie.»
À l'été prochain, si Dieu le veut ! , un court roman où l'auteur, toujours préoccupé
par les problèmes cruciaux qui affectent le tissu social de son pays natal, met en
scène deux êtres qui, par-delà les contrastes, se rejoignent, évoluent et communient
dans un inspirant projet de changement : «Je te sais gré maintenant de m'avoir fait
connaître les fluctuations du temps quand le ciel devient gris et que les hommes
et les femmes s'affairent à labourer la terre qui donne la vie pour que vivent les
autres.»
Pour quelques livres de plus est un long poème qui exprime la profonde
indignation de Roger Edmond devant la situation d'injustice et d'abus de pouvoir dans
laquelle se sont toujours débattues les classes laborieuses de la société haïtienne :
«Ces gendarmes... t'accusèrent de fraude grave, de paroles mensongères.»
Enfin ces trois textes évoquent, dans une langue poétique d'une extrême
sensibilité, la symbolique du café qui enchante, guérit et peut être en même temps
le fruit par lequel tout malheur semble arriver.