En présence d'un clown de Ingmar Bergman : voyage d'hiver

Avec En présence d'un clown d'Ingmar Bergman, Jean Narboni
choisit une oeuvre qui pourrait être comme la dernière d'un des
derniers très grands cinéastes contemporains - un choix loin d'être
anodin. Contre le désespoir, tout contre : tel est l'axe de son
approche.
Où Bergman, tout en restant le cinéaste de la cruauté nue qu'il a
toujours été, convoque mais cependant révoque à chaque instant le
pire - sombrer dans la folie ou la mort.
L'auteur accompagne pas à pas le film, ses périodes. Schubert et sa
musique constituent le fil conducteur de cette oeuvre et de cet
ouvrage (titré Voyage d'hiver ). Dès le début du film et de l'essai,
apparaît ainsi une «diagonale» allant de Schubert et Bergman à
Beckett et Monteiro...
Tout au long, sans jamais appuyer son propos, l'auteur le fait émerger
avec un tact léger d'une grande finesse ou subtilité.