Italia Nova : une aventure de l'art italien, 1900-1950 : exposition, Paris, Galeries nationales du Grand Palais, 6 avril-3 juillet 2006

Pris dans le tourbillon de l'Histoire, les artistes italiens
de la première moitié du XX<sup>e</sup> siècle sont entrés dans
la modernité en aventuriers de l'avenir, emplis d'une
immense ambition pour l'art, pénétrés de son importance
vitale au sein de ce monde naissant.
Dans la jeune Italie, qui émergeait alors à peine,
politiquement et historiquement, ils se sont trouvés
confrontés aux bouleversements sociaux, à l'accélération
du progrès technique, à la nouveauté saisissante des paysages
urbains qui surgissaient autour d'eux et aux puissants
courants qui traversaient le début du siècle dans tous les
domaines de la vie intellectuelle et artistique.
Chacun à sa manière, ils se sont impliqués dans ces
controverses, ils ont pris parti, en se faisant les chantres du
progrès comme les futuristes Balla, Boccioni, ou encore
Carrà, qui finalement prôna un retour à l'art classique pour
conjurer l'anxiété qui accompagnait ces mutations. Ils ont
mis à l'épreuve les nouvelles formes artistiques qu'on voyait
éclore en France et dans toute l'Europe. Ils se sont interrogés
sans fin sur l'énigme du monde comme Chirico, ou bien
encore se sont retirés dans une austère solitude spirituelle
comme Morandi. Les recherches des plus jeunes d'entre
eux, comme Fontana ou Burri, nous ont accompagnés
jusqu'à nos jours, et ont ouvert les portes aux courants
contemporains.
À la suite de l'introduction générale de Gabriella Belli,
qui offre un panorama de ces mouvements si variés et si
véhéments, le catalogue présente les reproductions et les
commentaires de presque cent vingt oeuvres, souvent encore
très mal connues en France, et l'ouvrage s'achève sur les
biographies détaillées et illustrées de ces personnalités
artistiques d'envergure universelle.