Revue internationale des sciences sociales, n° 188. Mémoires de l'esclavage. Les communes microbiologiques

La Riss
La Revue internationale des sciences sociales , créée en 1949 par l'UNESCO, est publiée en cinq
langues : anglais, français, arabe, chinois et russe. Une version en espagnol se trouve sur internet,
au site www.unesco.org/issj.
La revue vise à rapprocher les communautés de spécialistes des sciences sociales, ainsi qu'à porter
à la connaissance d'un large public des informations et des discussions en sciences sociales qui sont
déjà connues des milieux spécialisés.
Les numéros sont en général organisés autour d'un dossier thématique coordonné par le rédacteur
en chef en collaboration avec un conseiller de la rédaction. Des manuscrits non commandés
peuvent aussi être pris en considération, paraissant sous les rubriques «Tribune libre», «Le milieu
des sciences sociales» (articles sur des questions professionnelles dans le domaine des sciences
sociales), et «Dossiers ouverts» (articles faisant suite à des échanges de vues thématiques
antérieurs). Les informations sur les abonnements figurent en troisième de couverture.
Ce numéro (188) : Mémoires de l'esclavage - Les communes microbiologiques
Chacun est d'une certaine manière l'héritier, fût-ce indirectement, de la traite négrière atlantique,
qui a joué un rôle majeur dans la construction du système économique du monde moderne et a eu
des effets bien au-delà de ceux qui en ont directement souffert ou profité. Qu'implique cet héritage
aujourd'hui ? Le premier dossier dans ce numéro (conseiller de la rédaction : Ali Moussa Iye)
esquisse quelques relations entre la compréhension du passé et le sens des politiques
contemporaines de la mémoire. Il aide ainsi à ouvrir un espace pour débattre d'un avenir où la
mémoire de l'esclavage puisse être une dimension de la compréhension de soi.
Le second dossier (conseiller de la rédaction : Tom Dedeurwaerdere) envisage les défis juridiques,
économiques et institutionnels de l'évolution rapide des relations scientifiques et techniques avec
le monde microbien. L'information microbiologique est complexe, avec des aspects à la fois de
bien public et de ressource commune. En même temps, c'est une question commerciale essentielle :
les coûts d'une recherche aléatoire peuvent ne pas être engagés sans l'espoir d'un bénéfice fondé
sur la propriété des résultats. D'où une tension inhérente entre le partage des matériels et de la
recherche sur une base ouverte et non exclusive d'une part, et le maintien des incitations
nécessaires pour investir dans une recherche durable, sûre et de haute qualité d'autre part. Les
articles abordent ces questions, en se penchant en particulier sur le rôle de la technologie et des
institutions ainsi que sur la contribution de l'action collective à l'élaboration d'un espace commun
de savoir qui soit robuste et au blocage de la tendance à clôturer et à privatiser le domaine
intellectuel public.