La Fortune des primitifs : de Vasari au néo-classique

La Fortune des primitifs : de Vasari au néo-classique

La Fortune des primitifs : de Vasari au néo-classique
Éditeur: G. Monfort
1994230 pagesISBN 9782852260481
Format: BrochéLangue : Français

«Qu'est-il advenu, entre le XVI<sup>e</sup> et le XVIII<sup>e</sup> siècle, de Giotto et de Duccio, de Cimabue et de Giovanni Pisano ? Qu'a-t-on pensé et écrit sur Masaccio et Botticelli, sur Carpaccio ou Donatello ? Quel sort ont subi les tableaux et les sculptures des XIII<sup>e</sup> et XIV<sup>e</sup> siècles, les fresques, les reliefs du Quattrocento, que les grandes mutations stylistiques enregistrées faisaient désormais apparaître comme d'un autre temps ?»

Ainsi, dans sa préface à La Fortune des primitifs, Enrico Castelnuovo, en en retraçant la genèse à travers les enjeux théoriques de ce moment fort de l'historiographie de l'art en Italie, pose-t-il le problème que l'ouvrage s'attache à élucider.

Après le Piero della Francesca de Roberto Longhi, dont il fut l'élève, après la Storia della critica d'arte de Lionello Venturi, Giovanni Previtali participe à la réflexion sur les rapports entre la critique et l'histoire de l'art. Ses conclusions apportent de nouvelles explications à la redécouverte des primitifs : retrouvant des peintures «préraphaélites» dans les collections italiennes dès la première moitié du XVIII<sup>e</sup> siècle, il montre que, loin de satisfaire les critères de goût, ces œuvres servaient à illustrer la progression de l'art. Les collectionneurs érudits ont donc précédé les historiens de l'art de la fin du XVIII<sup>e</sup> siècle. Du mépris affiché pour les témoignages de l'époque «gothique» à la passion des collectionneurs et à la récupération par certaines écoles de peinture du XIX<sup>e</sup> siècle, la redécouverte des primitifs passe par l'intérêt de spécialistes locaux ou de grandes figures ecclésiastiques et laïques. Des voyageurs français (Montesquieu, De Brosses), qui parfois s'installent en Italie comme le chevalier d'Agincourt, des Anglais aussi, répercutent hors de la péninsule les progrès faits dans la connaissance et l'estimation de l'art des primitifs italiens.

«Le présent livre n'offre pas seulement une nouvelle image des primitifs à travers l'histoire de leur réception, il propose une lecture du XVIII<sup>e</sup> siècle en tant que moment fondateur de l'histoire moderne de l'art...»

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