Conversations avec Jean-Loup

«Le petit écolier qu'il était ne l'a jamais quitté. Aujourd'hui,
je le vois ranger ses crayons de couleur le soir sur
sa table, ses plumes, ses papiers, également de toutes
les couleurs. Il referme ses dictionnaires et éteint sa
lampe comme si l'école était finie pour la journée. Cette
organisation enfantine contraste depuis toujours avec
son penchant permanent pour l'improvisation des heures,
des saisons, voire des années. Le lendemain, chez Jean-Loup,
n'est jamais en accord avec la veille. Michel Piccoli
l'a appelé un jour "un écrivain mélancomique", c'est bien
dit. Il y a en Jean-Loup un incessant désordre amoureux
pour les mots, les images, les histoires.
«Voilà pourquoi ce livre est lui-même sans coutures
ni doublures, apparemment déstructuré. C'est une
conversation, où l'on passe librement d'un sujet, d'un
personnage à un autre, quitte à les abandonner parfois
pour mieux les retrouver mon enfant...»
Véronique Dabadie