Les métiers d'autrefois. La poterie

«La généalogie, ce n'est pas seulement
aligner des noms et des dates, c'est
aussi comprendre la vie des générations
qui nous ont précédés» dit-elle.
«Je leur rends hommage avec cet
ouvrage, pour lequel j'ai dû chercher des
documents, écouter et voir travailler
des potiers... Je peux les imaginer
enduits de terre et de sueur, peut-être
fascinés par leur envoûtante création,
dans leur atelier imprégné d'une odeur
tenace de terre humide. Quand vous
voyez ce tas d'argile lancé sur le tour
avec un floc misérable et qu'en très
peu de temps l'habileté de ces mains
ocres qui façonnent, creusent, lissent,
métamorphosent un tas de boue en un
magnifique pot dodu, chaleureux, vous
pensez aux tours de magie.
Il n'est pas étonnant, qu'en des temps
pas si lointains, les incrédules les
aient traités de sorciers, surtout quand
s'ajoute l'image de leur visage illuminé
par la chaleur du four. Four ou enfer ?
Mais portes ouvertes du four après
cuisson et c'est le paradis, le paradis
du Beau. La fascination de cette boue
figée, solide, transformée en un objet
utile ou décoratif. Le potier a maîtrisé
le devenir de sa terre avec amour et
respect.»