The Cure : Pornography

Formé par la contraction de «discographie»
et de «cosmogonie», le terme «discogonie»
désigne l'intérêt particulier de cette collection
pour les microsillons creusés par les artistes
de la musique enregistrée.
Il s'agit de considérer qu'un vinyle, ce trou
noir qui opère trente-trois révolutions par
minute sur une platine, est le récit sonore du
commencement d'un monde propre au groupe
de musiciens qui l'a gravé, dont le big-bang
serait l'impact du tout premier son, et dont les
sept jours de la Création seraient ramassés sur
quarante-cinq minutes environ.
Dernier volet de la trilogie glacée, Pornography apparaît comme
l'ultime étape d'un processus d'exploration des possibles.
L'album est une sorte de «monument à la limite du pays fertile»,
brûlant les toutes dernières cartouches de Robert Smith,
qui n'aura d'autre solution après cela que la fuite. Non une
fuite en avant conduisant comme trop souvent à la mort, mais
une échappée vers ailleurs.
Ce livre explore les processus de création à l'oeuvre dans ce
disque largement reconnu comme un point d'achèvement
dans la carrière de The Cure, et comme une pierre angulaire
dans l'histoire de la musique pop-rock, un disque marqué par
une tension permanente et dont on ressort épuisé...