Descartes, Méditations métaphysiques, I-III

Las de se tromper, Descartes cherche à fonder son savoir sur
des bases inébranlables. Deux conditions sont alors requises :
il faut qu'il y ait un sujet susceptible de connaître et que la
connaissance elle-même soit possible, c'est-à-dire qu'il y ait
une représentation des choses qui, pour être la meilleure, soit
aussi celle qui est vraie et que quelqu'un soit justifié à dire
«je sais». En conséquence, deux principes sont nécessaires :
que j'existe et que Dieu soit. Ce sont eux que mettent au jour
les trois premières Méditations métaphysiques. En posant
de cette manière l'assise d'une théorie de la connaissance,
elles introduisent également la distinction de l'esprit et du
corps et nous conduisent vers la découverte de cette volonté
appréhendée comme libre arbitre par laquelle nous nous
pensons aujourd'hui responsables de ce que nous croyons.