67, rue Duc-des-Cars : récit et recueil de textes : la génération de la guerre d'Algérie

67, rue duc-des-Cars, Alger. Jacques Casanova y est né.
En évoquant cette adresse, il retourne sur les traces d'une
génération, sa génération, celle de la guerre d'Algérie.
Passionné d'histoire, il se consacre notamment à la période
qui a précédé l'insurrection de 1954. Jacques Casanova a
voulu recenser les voix qui s'étaient exprimées alors en
faveur d'une évolution de la situation des Algériens : celles
de Camus, de Français d'Algérie libéraux comme José
Aboulker, ou encore du journal Alger Républicain.
Meurtris par une guerre qui s'acheva en débâcle, rebutés
par la politique, ils furent nombreux à s'investir dans
des actions collectives qu'ils voulaient rassemblements
d'hommes unis par une même ambition, la volonté de
progrès techniques et d'avancées sociales.
Ils ont navigué pendant cinquante ans sur les valeurs
essentielles, d'espoirs trompés en déceptions, de désillusions
en échecs. Pourtant, si c'était à refaire, «ils referaient
les mêmes choix, mais avec plus de lucidité et plus
d'exigence». Cette chronique inhabituelle dans sa forme
comme dans son fond, se lit, non pas d'un trait, mais
comme on se promène, au gré du hasard dans un décor
autrefois familier.