Le pré des églantines

Malgré les bouleversements depuis la fin de la Grande
Guerre, Clémence est heureuse avec ses parents au domaine
du Repaire. Mais quand son père décide de la marier avec
Mathieu, elle refuse et va rejoindre son amie Angéline
à Paris qui lui trouve une place de couturière et lui fait
découvrir les joies de la grande ville. Malgré la nostalgie
des siens et du calme de la campagne, Clémence vit de
folles années. Jusqu'au jour où elle reçoit un télégramme :
ses parents sont décédés. Clémence se sent alors investie
d'une mission et n'hésite pas une seconde à revenir sur ses
terres pour perpétuer le travail des terres familiales. Est-ce
ainsi qu'elle trouvera le bonheur ?
Elle se demandait s'il n'existait pas deux
mondes : celui trépidant et gai de la ville,
celui de la campagne, beaucoup plus
laborieux et figé.
Lorsqu'elle proposa de le payer, il en fut offusqué :
- Si on ne peut pas se rendre service entre voisins !
maugréa-t-il.
Cette immobilité mettait Clémence face à ses difficultés
à diriger seule la ferme. Elle s'épuisait et elle craignait
de ne point tenir longtemps. Ses dernières illusions s'envolaient et elle avait l'impression d'entrer à contrecoeur
dans les rangs des femmes soumises à leur destin de
femme. [...] « Ce n'est pas facile d'abandonner ses rêves
de fille libre. »