Jean-Jacques Henner, face à l'impressionnisme, le dernier des romantiques : exposition, Paris, Musée de la vie romantique, 26 juin 2007-13 janv. 2008

Fils de cultivateurs alsaciens, Jean-Jacques Henner (1829-1905) a gravi tous
les échelons qu'une carrière académique pouvait offrir à cet artiste singulier.
Prix de Rome en 1858, il rapporte de son séjour à la villa Médicis des
copies d'oeuvres des maîtres et de lumineux petits paysages dans la lignée
de Corot. Fidèle à ses racines, il peint, après la défaite de 1870, L'Alsace. Elle attend ,
toile emblématique de la perte de sa province natale. Dès les années 1870,
Henner est applaudi au Salon, cumulant commandes de portraits et achats de
l'État. À côté des nymphes rousses et des scènes idylliques qui consacrent sa
célébrité, il brosse de puissants tableaux religieux. Sa facture renouvelle l'art du
modelé, entre ombres et lumières. Contemporain des impressionnistes, Henner
a su imposer avec éclat un autre chromatisme moderne.
L'exposition, la première à Paris depuis un siècle, regroupe plus d'une
centaine d'oeuvres. Elle est organisée à partir des importantes collections
du Musée national Jean-Jacques Henner, complétées du legs Jules Henner au
Petit Palais et d'oeuvres provenant du musée d'Orsay, des musées de Mulhouse,
Colmar et Amiens, ainsi que de l'École nationale supérieure des beaux-arts et
de la maison de Victor Hugo à Paris.