L'atelier d'un écrivain : le XIXe siècle d'Aragon : actes du colloque tenu à l'ENS Lettres et sciences humaines, Lyon, 13, 14, 15 décembre 2001

Ce XIX<sup>e</sup> siècle «d'où je suis», aurait pu écrire Aragon, né en 1897,
qui n'a jamais fait table rase de «l'héritage littéraire». Le XIX<sup>e</sup> siècle
est pour lui «ce grand siècle» inventeur de la modernité ;
réinventer cette modernité héritée, donc opérer la reprise
transformatrice du XIX<sup>e</sup> siècle, est un enjeu central de sa création.
Comment ce passé toujours refait dans le présent d'une écriture a-t-il
contribué à construire la parole et la trajectoire singulières de
l'écrivain ? Nous proposons ici quelques réponses données par des
chercheurs familiers de l'oeuvre d'Aragon ou du surréalisme, à partir
d'exemples concrets des rapports d'Aragon à Baudelaire, Hugo,
Stendhal, Lautréamont, etc., et quelques essais de synthèse.
Dans son célèbre tableau, commenté par Aragon dans L'Exemple de Courbet ,
«L'atelier du peintre, allégorie réelle déterminant une phase de sept années de
ma vie artistique et morale», Courbet regroupait autour de son geste créateur de
nombreux personnages de son XIX<sup>e</sup> siècle mental (dont Champfleury, Proudhon,
Baudelaire). Notre «Atelier d'un écrivain» interroge la «fabrique» de l'oeuvre
d'Aragon à travers quelques grandes figures et problématiques du XIX<sup>e</sup> siècle.