Le sale petit Breton. Années de pensionnat en Cornouaille, 1947-1954

Cet ouvrage est la suite du récit que Fañch Cleac'h avait composé sur
son enfance (1940/1947) sous le titre «Oh ! le sale petit Breton».
Après son entrée en sixième, il est admis en 1947 au collège Pierre
Guéguin de Concarneau. C'est la rupture avec son enfance et le monde
rural bretonnant de la Forêt-Fouesnant.
Fañchig s'aperçoit bien vite que la génération d'après-guerre aspire à
une existence meilleure et «moderne». Tout ce qui est «mod kozh»
et rappelle le passé est condamné : les coutumes, la langue, le costume,
les meubles, etc., mais aussi l'influence de l'Eglise et des paysans.
L'arrivée du tourisme va donner le coup de grâce au monde rural et aux
libertés de son enfance. Boursier, il met un point d'honneur à réussir
ses études. Il sera un jeune témoin du développement du Concarneau
d'après-guerre. Il apprécie son contact avec les Concarnois accueillants,
généreux et si attachants par leur insouciance. Il trouvera également son
bonheur dans une ambiance fraternelle au sein de l'équipe de football
de l'Amicale laïque de Lanriec.
Pour autant, par manque d'argent, il ne réalisera pas son rêve de devenir
médecin. Il se résigne donc à suivre le désir de sa mère : devenir fonctionnaire.
En choisissant d'être instituteur, il va devoir quitter son cher
pays et ses amis (un réel déchirement !) en septembre 1954, pour grossir
la trop nombreuse diaspora bretonne.