1er régiment d'artillerie de marine

1er régiment d'artillerie de marine

1er régiment d'artillerie de marine
Éditeur: Lavauzelle
2005291 pagesISBN 9782702512814
Langue : Français

Ils furent les bombardiers de la marine royale, les canonniers de

la Révolution et de Napoléon avant de devenir des «Bigors»,

surnom qui leur fut donné par les marins des bâtiments de la

marine nationale sur lesquels ils embarquaient pour des expéditions

lointaines. Depuis Lützen en 1813 où ils prirent une part

prépondérante au succès, jusqu'à la fin de la guerre d'Algérie,

pas moins de 15 noms de batailles couvrent les soies de l'étendard

du premier de l'Arme.

Le Mexique à deux reprises, en 1838 et 1863 et la Crimée

sous le Second Empire contribuèrent à sa renommée. La gloire

immortelle de Bazeilles les 31 août et 1<sup>er</sup> septembre 1870, au

sein de la Division bleue, est depuis longtemps entrée dans l'Histoire,

non seulement de l'Arme mais aussi de la France. Sous la

III<sup>e</sup> République, les Bigors du 1<sup>er</sup> régiment d'artillerie de marine

participent activement à la conquête de l'empire colonial : Sontay

et Langson en Indochine (1883-1884), le Dahomey en

1892 et Madagascar en 1895 témoignent de sa vocation coloniale.

C'est sous ce nouveau nom de 1<sup>er</sup> régiment d'artillerie

coloniale que le corps entre dans la Grande Guerre. Deux nouvelles

inscriptions de batailles : Champagne 1915-1918 et La

Somme 1916 ornent son étendard. Vient enfin la Deuxième

Guerre mondiale et l'extraordinaire périple en Afrique et au

Levant de la 1<sup>re</sup> division de Français Libres. Combattant sous

l'écusson frappé de la croix de Lorraine, le 1<sup>er</sup> régiment d'artillerie

coloniale commandé par une grande figure des Français

libres, le colonel Laurent-Champrosay, compagnon de la Libération,

est cité à l'ordre de l'armée à plusieurs reprises et de nouvelles

inscriptions prennent place sur l'étendard : Bir-Hakeim

1942 dont la commémoration est devenue la fête du régiment,

puis El-Alamein la même année ; Takrouna en 1943, le Garigliano

en 1944 et enfin Colmar en 1945 complètent l'épopée.

Chacune de ces inscriptions est lourde du sang des braves

pour que vive la France.

Aujourd'hui, installé à Laon-Couvron au quartier Général

Mangin, le 1<sup>er</sup> régiment d'artillerie de marine appartient à la

prestigieuse 2<sup>e</sup> brigade blindée. Doté des redoutables canons de

155 mm AUF 1 et des mortiers de 120 mm, sur tous les

théâtres d'opérations où sont engagées les armes de la France,

il justifie pleinement sa devise :

«Alter post fulmina terror».

Ce livre est proposé par (0) membre(s)
Ce livre est mis en favori par (0) membre(s)