Les yeux d'Iris

Entre vulgarité et omniscience, il n'y a qu'un pas. Et ce
pas, Joe Potter le fait pour nous, en trouvant son inspiration
dans la beauté de la médiocrité.
Il nous offre un regard satirique mais bienveillant sur les
idées reçues qui entourent la condition de l'artiste face à l'amour
et la création. Sur un ton caustique et ironique, c'est toute la
dialectique romantique qui est prise pour cible.
Chaque chose ayant deux côtés, Les Yeux d'Iris nous est conté
avec une plume tantôt tendre et sensible, tantôt affûtée et
piquante.
Et malgré l'aspect fongique de cette terre promise fangeuse, les
critiques sont déjà dithyrambiques :
« Je l'ai pas lu mais ça a l'air bien... » Ma grand-mère
« Une fresque sociale contemporaine hors du commun. Splendide
et génial ! » Ma mère
« J'suis contente pour lui. J'en parlerai à mes copines. » Ma soeur
« Franchement, ça ne mange pas de pain... » Mon boulanger