Personne ne peut nous expulser des étoiles

La nuit où mourut Nelson Mandela, je faisais partie des
cent vingt millions d'Européens tombés dans la pauvreté.
Aucun leader politique, blanc ou de couleur, n'était disposé
à sacrifier sa vie pour nous sauver. Évidemment,
l'apartheid n'existait pas en Europe. Aucune loi n'avait
été promulguée pour imposer une séparation entre la
majorité de pauvres et la minorité de riches.
Cette nuit, le ciel était un parapluie d'or. Mais il ne me
protégeait pas, car beaucoup de ses étoiles étaient des
larmes que je me pleurais dessus par honte de m'être
réduit à cette situation et dans ce grand scintillement
de pleurs et d'étoiles, je me sentais seul et sans patrie.
Une sottise comparée à la panique que j'éprouvai quand
je m'entendis appeler par une petite voix venue du rez-de-chaussée.
«Excuse-moi, il fait nuit là en bas, je peux
venir lire bien installé assis à côté de toi ?»
Tout au long d'une nuit insolite, les ancêtres de la famille
Cruz vont se croiser et révéler leurs secrets, offrant à
la nouvelle génération l'insoupçonnable trésor d'un
monde caché et pourtant bien vivant. Un conte de fée
moderne et enchanteur pour retrouver sa bonne étoile !