Canicule

En 1976, une terrible sécheresse s'abat sur la France. On n'a rien vu de semblable
depuis des années, y compris dans les régions pluvieuses du nord-ouest. Dans les
champs, l'herbe ne pousse plus, l'eau ne coule plus dans les rivières, les poissons sont
asphyxiés. Les touristes sont aux anges et les paysans désespérés. Leur seule préoccupation
: trouver d'urgence de la nourriture pour leurs animaux. Canicule raconte, dans
ce contexte météorologique angoissant, mais sur le ton de la comédie humaine, l'expédition
de quatre petits paysans du Cotentin partis dans la Beauce lointaine pour
négocier la paille qui sauvera leur cheptel. Les autres histoires racontent la guerre (La
lettre d'Allemagne, Jack la Groseille), l'enfance et l'errance (La petite fugue), la solitude
(Trompette, Le bedeau), la bêtise humaine (L'affaire Giscard), les racines arrachées (L'usine),
la vieillesse (Le départ), la malchance (Une colline dans la tête), le désir de vengeance
(Le flic) etc.. Le prisonnier, John Silver, Les indignes, La violoniste.
Avec lui, on apprend à aimer tous ces types qui trébuchent (...) On aimerait les prendre
dans nos bras et leur lire du Rouil.
François Simon - Ouest-France
Les histoires de Jacques Rouil sont toujours à tiroirs, un deuxième niveau de lecture
apparaissant derrière le verbe dense et généreux.
Jean Lavalley - La Presse de la Manche
«Il y a, dans le regard de Jacques Rouil, une attention profonde à la souffrance
humaine, à la manière dont les gens survivent, et tout simplement, vivent ensemble.»
Georges Guitton - Ouest-France
«Jacques Rouil, tout en retenue, dit les choses d'une écriture magnifique...»
Jean-Louis Sion - La Manche Libre