La planète, ses crises et nous : économie et écologie d'un monde enviable

La crise économique violente nous affaiblit pour affronter les nouveaux
enjeux nécessitant des actions immédiates et des stratégies à long terme.
Tout semble indiquer que nous allons vers un futur non viable écologiquement,
économiquement et socialement. L'évolution des prix alimentaires
et de l'énergie ne vont-ils pas relancer la machine à produire des inégalités,
mais cette fois-ci à l'échelle de la planète toute entière ?
La faim, la pauvreté, les périls environnementaux et les raretés posent avec
une ampleur inédite et un calendrier serré la question de l'action vertueuse de
la communauté internationale, des gouvernements, des sociétés civiles et de
chacun d'entre nous.
Or, comment entreprendre une telle action si dans un grand nombre de
secteurs économiques et sociaux l'injustice persiste, les systèmes mafieux se
développent, les paradis fiscaux autorisent les entreprises à sortir du contrôle
des sociétés et des Etats ?
D'un côté, la montée en puissance d'une nouvelle violence endémique peut
nous anesthésier. De l'autre, des signes heureux nous poussent dès
aujourd'hui à espérer l'instauration d'une dynamique positive. Il y a, en effet,
du changement dans les comportements individuels, dans l'attitude des entreprises,
dans l'action des ONG et dans celle des juges. Il y a aussi de nouveaux
instruments pour mesurer l'ampleur des dangers, nous alerter et mesurer les
actions et leurs effets.
Mais, le temps nous est compté. La clef de l'efficacité des actions collectives
réside dans une détermination forte. Etre conscient des enjeux implique d'être
prêt à payer aujourd'hui pour un meilleur futur. Tout doit donc commencer
par une éthique de l'action personnelle, celle qui nous conduit à faire «notre
juste part» du changement du monde.