Le malade et la médecine sous l'Ancien Régime : soins et préoccupations de santé en Aquitaine (XVIe-XVIIIe siècles)

Le malade et la médecine sous l'Ancien Régime : soins et préoccupations de santé en Aquitaine (XVIe-XVIIIe siècles)

Le malade et la médecine sous l'Ancien Régime : soins et préoccupations de santé en Aquitaine (XVIe-XVIIIe siècles)
2011422 pagesISBN 9782854080780
Format: BrochéLangue : Français

La médecine ancienne (celle d'avant les

découvertes scientifiques du XIX<sup>e</sup> siècle) reste

marquée par les moqueries de Molière et d'autres

satiriques. À l'exception de quelques

ignorants, benêts et crédules, qui aurait

pu croire à son efficacité ? Qui pouvait

consentir à des traitements plus dangereux

qu'utiles, en particulier ces saignées d'autant

plus aveuglément pratiquées qu'elles paraissent avoir

été le seul recours ? Or ces représentations sont fausses.

En effet, la médecine de l'époque n'est pas une science

hermétique ; elle est, au contraire, largement partagée. Les

ouvrages de médecine à destination populaire, au succès

incontestable, les discussions avec le personnel soignant et

avec l'entourage proche, les offres thérapeutiques, diffusées

dans la presse et par diverses publicités, sont des moyens

d'information dont disposent les populations. Il est possible

d'acquérir un savoir, souvent succinct, mais utile en cas de

maladie.

Cet ouvrage s'intéresse donc d'abord au malade ou au

consommateur de soins, estimant ses connaissances

médicales et appréciant ses pratiques thérapeutiques dans

tout leur éclectisme. Ces éléments, qui n'apparaissent pas

dans les sources médicales, on les trouve dans les livres

de raison et dans les écrits du for privé. Ce sont de tels

documents, exploités essentiellement dans le territoire

aquitain, qui constituent l'apport original de l'ouvrage.

L'auteur y montre que le malade, ou simplement celui

qui désire rester en bonne santé, est attentif aux règles

médicales et n'hésite pas à recourir à de nombreux soins.

Il s'y interroge sur la conformité de son savoir aux règles

de la médecine officielle, sur la place très prépondérante

du chirurgien dans le dispositif de soins, sur les pratiques

thérapeutiques, l'automédication, le recours aux charlatans

et aux remèdes empiriques, l'autonomie décisionnelle du

malade.

L'auteur apporte la démonstration que, même dans une

région réputée peu favorisée culturellement à l'époque

moderne, l'intérêt pour la médecine est sensible. Les

attitudes médicales y témoignent d'une absence de

résignation devant la maladie et de l'espérance de participer

activement au maintien de sa santé.

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