HB, revue internationale d'études stendhaliennes, n° 20

HB, revue internationale d'études stendhaliennes, n° 20

HB, revue internationale d'études stendhaliennes, n° 20
Éditeur: Eurédit
2016427 pagesISBN 9782848302102
Format: BrochéLangue : Français

Une nouvelle revue stendhalienne. Une revue annuelle de caractère

vraiment international. Le comité de rédaction comprend les

«stendhaliens» les plus connus dans leur pays et au-dehors.

HB fédère les énergies stendhaliennes du monde entier. Dépassant tous les

clivages et toutes les frontières, il y a une présence de Stendhal dont nous

voudrions être le reflet. Il y a une «exception» stendhalienne, et pour parler

d'elle, il faut sans doute s'aventurer dans des directions nouvelles. Profitant des

expériences passées, notre revue se donne un programme ambitieux

d'ouverture. Elle refuse les limites de groupe, d'école, de patronage, toutes les

formules d'exclusion ou de rétrécissement.

Dans «Stendhal» il y a un Moi fort et il y a aussi les autres. S'enfermer dans

«Stendhal», c'est trahir Stendhal. Il y a dans Stendhal un jeune Grenoblois, un

écrivain français qui se prenait pour Stendhal, et il y a des Stendhal, il a parlé de

toutes les nations d'Europe, et elles ont à leur tour parlé de lui, l'ont lu,

interprété, il y a un Stendhal italien, intégré à la littérature italienne, il y a un

Stendhal anglais, allemand, russe, et là, je m'arrête, car il faudrait citer sans fin

les cultures qui ont intégré Stendhal à leur patrimoine et s'en sont servi comme

d'un modèle inspirateur. Ces Stendhal, ce Stendhal européen et extra-européen,

ces Stendhal aussi nombreux que ses pseudonymes, nous voudrions en parler,

montrer ce Stendhal objet de lecture et point de départ de variantes, de greffes

infinies, d'interprétations différentes.

Stendhal est et n'est pas un objet d'étude spécialisé. C'est ce paradoxe (avec

lui tout est paradoxe) qui constitue notre programme. D'une part, d'autre part :

nous ne séparerons pas les côtés chez Stendhal.

Il y a les «beylistes» et notre revue comprendra l'indispensable travail de

mise au point érudite, biographique et philologique qui a été le fil rouge des

publications stendhaliennes. Mais... l'Ego beyliste a aussi fondé le

«romanticisme», on ne le séparera pas de son temps, on le prendra avec ses

compagnons, en particulier ces écrivains qui sont en train d'être oubliés (les

Mérimée, les Béranger, les Courier, les Latouche, les Custine, j'en passe), on le

prendra dans la grande mouvance romantique ; il y est à la fois central et

marginal.

Il y a un Stendhal des universités et de la recherche et c'est bien entendu à

celui-ci que nous donnons une très grande place, sous forme de contributions

organisées et thématiques, ou sous forme d'articles libres et indépendants. Mais

de quelle spécialité relève-t-il ? Si les départements de littérature, d'histoire des

idées, d'histoire politique, d'études picturales, musicales, théâtrales s'y mettent

tous, ils n'y suffiront pas ; il y a encore le Stendhal de la littérature vivante, le

Stendhal des écrivains, et celui de tous les autres. Ils auront leur place dans nos

livraisons.

Michel Crouzet

Ce livre est proposé par (0) membre(s)
Ce livre est mis en favori par (0) membre(s)