Les miens, les nôtres : 1925-1944 : 19 ans dans le XXe siècle

Venu de Paris en 1931, Léo s'installe à Nice comme artisan-maroquinier, avec sa femme et son fils. Agé de 6 ans, celui-ci entreprend une scolarité sans relief particulier, du moins jusqu'en 1940. La vie se déroule dans un quotidien agréable, rythmé par des fêtes populaires: le Carnaval en février, les bals des quartiers en mai. La rue a aussi ses charmes, de même que la plage, surtout en compagnie de copains enjoués et d'une sagesse relative, mais l'actualité, dans le pays comme à l'étranger, ne se laisse pas oublier. Le Front Populaire, les grèves, la situation internationale constituent une toile de fond qui s'obscurcit rapidement, jusqu'au déclenchement de la seconde guerre mondiale.
Le jeune garçon découvre en octobre 1940 que, de par ses origines non-aryennes, «il n'est pas un vrai Français, comme les autres». Abordant une adolescence plus tourmentée sous les occupations italienne et allemande, il trouvera le chemin de la Résistance et de la lutte armée dans les montagnes bas-alpines. Un parcours de ses 19 premières années qui lui ouvrira d'autres voies à la Libération.