L'exclue(e)

A la relecture de « L'exclu(e) », Henri Pemot s'est demandé si
l'exclusion résultait :
- d'un choix délibéré ou d'un tacite consentement à être en marge
des normes de la liberté sociale :
Je m'aveugle pour te regarder
Que crains-tu ?
Je sais que tu n'est pas le ciel
Je sais que tu n'es pas le sexe dominant
Je sais que tu n'as pas la science infuse
Je sais enfin que tu es un être faible...
- d'une adhésion à l'absolue lutte :
Je dois retirer le sang des morts de l'oubli
Et éclairer la raison
Sur la condamnation du pouvoir assassin
Et voir venir la liberté
M'ouvrir d'autres horizons
Où la vie est pleine d'insouciance...
Il en est arrivé à la conviction que l'exclusion est la tare assassine
d'une société hantée par la soif inextinguible et absurde de
supériorité, de domination. A l'artiste et au démuni de la combattre,
à la femme à genoux de changer le sexe de Dieu.