La basilique de Saint-Quentin

Dominant la ville , l'ancienne collégiale de Saint-Quentin est le dernier des lieux de culte et de pèlerinage qui se sont succédé au-dessus de la tombe du martyr Quentin, depuis le milieu du IV<sup>e</sup> siècle.
Longue fut sa construction, de la fin du XII<sup>e</sup> siècle à elle du XV<sup>e</sup> siècle. Malgré les variations stylistiques qui en résultent, le monument se révèle pourtant homogène, grâce au respect du projet initial. Plus remarquable encore est son plan inhabituel à deux transepts, qu'expliquent des nécessités liturgiques, autant que l'influence de modèles bénédictins. Ainsi, pour en faire la châsse monumentale du corps de saint Quentin, un ambitieux chapitre a donné à la collégiale un volume digne d'une cathédrale.
Les soubresauts destructeurs de l'Histoire ont épargné d'exceptionnels éléments de son décor et de son ameublement, tels l'armoire à reliquaires, les hautes verrières Renaissance attribuées à Mathieu Bléville, le buffet d'orgues dessiné par Jean Berain et bien d'autres, sur lesquels cet ouvrage invite à s'attarder.
L'inventaire recense, étudie et fait connaître le patrimoine historique et artistique de la France. Les Parcours du patrimoine , conçus comme des outils de tourisme culturel, sont des guides sur les chemins de la découverte.