Camp Villèle : monographie de descendants d'esclaves et de travailleurs à La Réunion

Camp Villèle
Cette monographie retrace, sur 5 générations, l'histoire d'un camp d'esclaves sur une habitation de Grands Blancs à l'île de La Réunion, puis d'engagés indiens ayant pris la place des esclaves libérés en 1848. Ceux-ci, certes libres, se sont coulés dans leurs conditions de vie, leurs cases, leur travail : la misère garantie sur papier.
Leur implantation sur le site y est étudiée, ainsi que leurs systèmes d'alliances (endogamie et exogamie), dans le cadre d'une « politique » de cohérence religieuse reproduisant le système des castes.
Ces engagés indiens ont à ce titre souhaité préserver et retrouver leurs coutumes hindoues : rites familiaux, surtout mortuaires, danse sur les couteaux, sacrifices d'animaux, marche sur le feu... Ils ont, de ce fait, instauré entre eux un système d'alliances privilégiant la pureté des « Malabars » (Indiens hindous) et leur cohésion.