Les racines de l'Egypte ancienne, la supercherie médiatique et Cheik Anta Diop

L'année précédant la commémoration du bicentenaire de
l'expédition de Napoléon Bonaparte en Egypte (1798), la presse
populaire française plaça l'Egypte des pharaons en tête des dossiers
d'information destinés au grand public. Et c'est à cette occasion qu'elle
présentait à ses lecteurs, par l'entremise de quelques spécialistes, une
vision anecdotique des apports scientifiques de l'égyptologue africain
disparu en 1986, Cheikh Anta DIOP.
Une des thèses de ce savant, les racines noires et africaines de
l'Egypte ancienne, fût le sujet visé par les auteurs d'articles parus en
1997 dans les médias. Malgré le devoir d'honnêteté des spécialistes
sollicités cette année là, on assista à des tentatives de falsification et de
désinformation concernant cette question, opérées dans des magazines
tels que "Le Nouvel observateur" ou encore "Géo". Considérant
l'avancée positive des études africaines d'égyptologie héritées des
travaux érudits du professeur DIOP, on s'étonne du contraste que
produisent ces attitudes faites de mauvaise foi et de tromperie..
L'ouvrage présent met donc à nu et dénonce la malhonnêteté de
certains savants à ce sujet, médiatisés pour la circonstance. Par quels
procédés arrive t-on, vis à vis du grand public français, à marginaliser les
travaux d'égyptologie du professeur Cheikh Anta DIOP ? Comment
s'expriment l'ironie et le cynisme des savants qui écrivent dans la presse
populaire ? Cette attitude est-elle unanime chez tous les écrivains
scientifiques en France ? Ce livre tente d'apporter quelques éclairages au
lecteur, en faisant appel à sa vigilance.