Procès du colonialisme

L'idée de cet ouvrage est née d'une double confrontation.
D'abord entre les idées reçues et la réalité d'outre-mer telle
qu'elle apparut à l'auteur dans l'accomplissement d'un mandat
de cinq années à l'Assemblée de l'Union française.
Ensuite entre la réalité perçue et les idées qu'à l'expiration de
ce mandat il eut, de nouveau, à enseigner.
L'expédition d'Égypte, la poursuite des opérations en
Algérie et la bataille des idées qu'elles suscitèrent (et suscitent
encore) déterminèrent la réalisation de ce projet conçu
quelques années plus tôt.
Sans doute est-ce l'histoire elle-même qui s'est chargée
de faire le procès du colonialisme - et de nos jours, à un
rythme accéléré. Cependant, une interprétation correcte ou
incorrecte des événements et du mouvement de l'histoire
peut hâter ou retarder le processus historique, contribuer à lui
donner un cours pacifique ou guerrier.
Jacques Arnault a donc entrepris ce Procès du colonialisme
comme un essai de clarification des problèmes que
notre temps nous a donnés à résoudre. Son propos n'est pas
de faire oeuvre d'érudition, pas même de dresser un bilan
sans lacunes. Mais simplement d'apporter, dans le feu même
de l'actualité, une contribution à l'établissement de la paix
entre les peuples. Mieux : à leur amitié.
Première édition : «Les Essais de la Nouvelle Critique»,
Éditions Sociales, 1958.