Cahiers Evangile, supplément, n° 136. Melchisédech, prêtre du Dieu très-haut

Melchisédech, prêtre du Dieu très-haut. Un météore ! Melchisédech surgit
abruptement dans la Genèse, le temps d'une brève rencontre avec Abraham ;
on ne sait rien de lui, et il disparaît aussitôt. Son nom resurgit dans un verset de
psaume. C'est bien peu.
La question surgit aussitôt : comment l'auteur de l'Épître aux Hébreux, pour parler
du sacerdoce du Christ ressuscité, peut-il faire longuement référence à cette
figure énigmatique, le déclarer sans père, sans mère, sans généalogie , suggérer son
éternité et y reconnaître au minimum une préfiguration de Jésus Christ ?
Le présent Supplément dégage tout à la fois les spéculations juives qui ont mené
ainsi de l'Ancien au Nouveau Testament, ainsi que les relectures postérieures,
juive, gnostique et chrétienne, qui courent jusqu'au XX<sup>e</sup> siècle. Iconographie et
liturgie opèrent, elles-aussi, des relectures de la figure de Melchisédech et de son
sacerdoce. Riche de l'ensemble des dossiers, une réflexion théologique montre
enfin comment Melchisédech a été un personnage providentiel pour l'Église.