La promesse syndicale : quel syndicalisme pour le XXIe siècle ? : essai

Les syndicalistes : faibles, divisés, dépensiers, grévistes !
Au mieux considérés comme des urgentistes de l'emploi
et des conditions de travail. Au pire accusés d'empêcher
réformes et modernisation. Aucun débat public ne mérite une
telle caricature.
Les enjeux sociaux sont devenus complexes depuis la création
des grandes confédérations. Parcellisation de l'activité,
dévalorisation de certains métiers, difficulté à valoriser le travail
intellectuel, protection sociale menacée par le poids de la dette...
L'actif est de moins en moins un salarié qui échange sa
production contre de la protection. La domination financière
sur l'activité, d'un côté, la domination de la consommation sur
l'économie, de l'autre, l'ont placé dans une situation de solitude
jusqu'à l'intérieur même de l'entreprise. Voilà qui renouvelle la
question syndicale.
Dans l'entreprise, le syndicalisme valorise le capital humain.
En région, il tente d'anticiper les restructurations. Il a rendu
la place du travail incontournable dans l'espace public. Les
syndicalistes sont devenus les grands acteurs de la question
sociale, tout en restant proches du quotidien des salariés.
Qu'est-ce qu'un militant syndical, si ce n'est un salarié liant
sens critique et intérêt général ? Le syndicalisme est une idée
neuve.