Y a d'la joie : l'intégrale des chansons

On n'en finirait plus d'énumérer les succès de Charles
Trenet : La mer, Je chante, Boum !, Y a d'la joie, Revoir Paris, Douce
France, La folle complainte, Le piano de la plage, L'âme des poètes,
Que reste-t-il de nos amours ?, Débit de l'eau débit de lait, Mes
jeunes années, La romance de Paris, Le soleil et la lune, Mam'zelle
Clio, Une noix, Vous qui passez sans me voir, Quand un facteur
s'envole, etc.
La popularité de ses chansons ne s'est jamais démentie. Comme
il l'avait écrit et chanté, ses refrains «courent encore dans les rues».
Avec des mots simples et des mélodies évidentes qui, tous
et toutes, restent dans l'oreille dès la première écoute, ce poète-musicien
incomparable - à qui le comparer ? - a inventé la chanson
française moderne. Tout le monde l'a reconnu et lui en a su gré.
Juliette Gréco : «Nous sommes tous des enfants de Trenet.»
Jacques Higelin : «Il est le premier à avoir fait swinguer la langue
française.»
Jean Ferrat : «La chanson n'a plus le même visage après lui.»
Léo Ferré : «Les interprètes de la chanson n'ont même pas eu
le temps de se rhabiller. Ils étaient tout nus sur la route, avec
Trenet devant, seul, magnifique !»
La Grande Sophie : «Il a amené la joie dans la chanson française.»
Mais qu'y a t-il, en vérité, à l'intérieur des chansons de
Trenet ? Beaucoup plus que sa désinvolture et sa loufoquerie ne
pourraient le faire croire ! L'air de rien, Charles Trenet est un frère
de François Villon : un inquiet qui cache ses larmes.
Boris Vian avait raison, qui disait : «Les chansons de Trenet
vieillissent admirablement parce qu'elles sont légères.»
Y a d'la joie
réunit 440 chansons de Charles Trenet,
dont 50 sont inédites.
Édition établie par Jean-Paul Liégeois