L'aube sanglante, un artilleur visionnaire dans les tranchées : La Boisselle, octobre 1914-Tahure, septembre 1915 : nouvelle édition, révisée et complétée, avec restitution des passages censurés, supprimés ou modifiés

L'aube sanglante
Un artilleur visionnaire dans les tranchées
« Excellent témoin ... un colonel d'une personnalité peu banale comme les lecteurs de ses lettres pourront en juger... Il aimait les poilus, il avait leur esprit, il les comprenait. »
Jean Norton Cru, Témoins
«Samuel Bourguet... représente cette catégorie rare des officiers supérieurs qui ont réfléchi aux moyens d'éviter de lourdes pertes à l'infanterie par la présence en première ligne d'officiers de liaison artilleurs ».
François Cochet, historien de la Grande Guerre
Originaire du Tarn, fils de pasteur, Samuel Bourguet choisit l'artillerie à la sortie de Polytechnique. Ses positions républicaines au moment de l'affaire Dreyfus comme ses théories sur la liaison des armes et sur le soin à porter au bien-être de la troupe lui valent l'animosité d'une partie de sa hiérarchie et entravent sa progression. « Exilé » au Pérou, il revient en France à la déclaration de guerre et, dès octobre 1914, rejoint le front. Après cinq mois dans l'artillerie, il demande à passer dans l'infanterie : dans les tranchées, au plus près de la réalité de la guerre, il peut enfin mettre en oeuvre ses idées. Il meurt à la tête de son régiment dans les premières minutes de l'offensive de Champagne, le 25 septembre 1915.
Esprit ouvert et indépendant, ce protestant marié à une catholique, qui refuse de prier Dieu pour la victoire et respecte la foi de ses fantassins, livre dans ses lettres - restituées ici sans la censure quelles avaient connue - un témoignage précieux.