Les Rostand : la Grande Guerre (1914-1918) : l'engagement littéraire et militant des années 1915 aux années 1930

S'il est une famille d'écrivains très représentative des débats et
des tensions que peuvent susciter la perspective de la guerre et
sa réalité, c'est bien celle des Rostand. Le père vit dans la
conviction que la gloire d'une famille est d'avoir un fils mort
pour la France, et ne cache pas la profonde meurtrissure qu'il
ressent de constater que ses deux fils ne sont pas partis pour le
front.
De nos jours, cela paraît presque impensable. Mais cela nous
renvoie à des systèmes de pensée - encore bien présents en
certaines contrées - où l'on est membre d'une famille, d'une
tribu, d'un clan, bien avant que d'être une personne humaine.
Le traumatisme sera lourd pour les deux fils, qui développeront
une tout autre approche.
Avec un aspect étonnant : dans cette saga familiale, la guerre
devient presque un personnage familier, comme un membre de
la famille.
Jean-Louis Fischer, après des recherches approfondies, nous
présente ces trajectoires d'écritures, à la fois familiales et
croisées.
Couverture : Peinture de Béatrice Turquand d'Auzay, "Cortège sans
fin", technique mixte sur papier, 9 X 1600 cm ; 2012 (détails).
Réalisé pour l'exposition "Prière de conserver ! - Bitte
aufbewahren ! " au Musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux,
novembre 2012.