La vie des productrices

La création cinématographique a longtemps été réservée aux hommes.
Et lorsque les femmes s'y sont aventurées - le verbe est à propos -
on n'accorda guère de crédit à leurs contributions.
C'est là tout le projet des auteurs : réparer des injustices, sortir de l'oubli
et mettre en pleine lumière ces grandes figures «au féminin»
qui méritent d'être réinstallées au générique des génériques.
D'Alice Guy «premier cinéaste» au monde à Julie Gayet «productrice citoyenne»,
en passant par les épouses de Maurice Pialat, Micheline et Sylvie, il est plus que temps
de raconter leurs difficultés, leur passion et les films de ces grandes professionnelles
de la création cinématographique - dont les destins furent parfois plus romanesques
que les productions. Ainsi, parmi d'autres, Musidora, «première vamp» de l'écran,
Leni Riefenstahl, l'égérie de Hitler, la centenaire Mag Bodard, Christine Gouze-Rénal,
belle-soeur de François Mitterrand, Danièle Delorme, Albina du Boisrouvray,
Margaret Ménégoz et quelques représentantes de la nouvelle génération de
productrices qui perpétuent à leur façon une «certaine idée du cinéma français».