Pirates des ondes

Il y a un peu plus de trente ans (juin 1970), le gouvernement britannique basculait. Les jeunes Anglais qui, pour la première fois, votaient dès l'âge de 18 ans, faisaient payer bien cher à Harold Wilson le fait d'avoir, trois ans plus tôt, réduit au silence les si populaires «radios pirates».
En France, que serait-il advenu si le gouvernement Mitterrand avait mis à exécution sa menace d'interdire «N.R.J.», aujourd'hui radio leader du PAF ?
Meurtre, espionnage, attaque à la bombe... Ces jeunes gens passionnés de communication étaient parfois, également, de redoutables hommes d'affaires, capables de commettre les pires méfaits, là où la loi ne pouvait les atteindre, le plus souvent à bord de fortins ou de «rafiots» ancrés au-delà des limites territoriales. Mais ils étaient tout aussi capables de mettre leur propre liberté en jeu, lorsqu'il s'agissait de défendre le droit d'expression.
Pour ou contre les radios pirates ? La question n'est même plus à poser. Elles ont existé, elles ont rayonné puis décliné... mais elles ont transformé en profondeur le monde de la radio. Peut-être même le monde tout court !