Au fond de nous les morts

«Au fond de nous les morts,/comme
les gousses mellifères du
tamarin/qui s'ouvriront au soleil
de demain». Aux antipodes de
l'exotisme, le poète samoan
Albert Wendt réinvente la genèse
de son pays natal. Dans un univers
hanté par le vide, il tisse par
le verbe des liens entre Polynésie
et culture européenne acquise en
Nouvelle-Zélande où il réside.
À travers ces oeuvres qui recouvrent trente ans de pratique
poétique, on découvre le plus grand écrivain du
Pacifique Sud et son goût pour l'expérimentation formelle.
Ce sont des images et des sensations qui émergent de ce foisonnement
: les champs de lave de Savaii, l'odeur des
madrépores en décomposition, le soleil écrasant, le «renard
ailé» qui vit la tête en bas, la douleur de la trahison, le plaisir
d'être grand-père.