La maison des temps rompus

«Il convient de commencer par la fin : je voulais une
maison. Je voulais une maison pour qu'elle m'avale,
je me souviens avoir pensé : j'aimerais tant être nulle
part. Être nulle, annulée.
Une maison, si possible au bord de la mer, comme
antidote à l'étroitesse d'horizon.
Je n'eus pas à chercher. Je marchais sur un sentier de
la côte, le 15 avril dernier, quand je lus "En vente" sur
une pancarte rouillée. Je me sentis soudain fatiguée
et je rebroussai chemin. Ma fatigue, je le sais maintenant,
était de celles ressenties parfois lorsqu'un
appel tant attendu nous est finalement adressé.»
La maison des temps rompus est le lieu concocté par
ce qui, chez l'héroïne de ce roman, demeure capable
de vision, de guérison et d'espoir. Au fil des pages,
elle se peuplera de souvenirs et s'effacera au profit
d'autres histoires, réelles ou fantasmées, prêtant voix
à des femmes qui, chacune à sa façon, rêvent et
s'entraident, désespèrent et persévèrent, aiment et
attendent...