La cour des cadres

Mais quelle est donc cette Société Mondiale des Services Publics qui semble si influente de Danos à Tripoli, du parvis de l'Hôtel de Ville de Paris aux contreforts des Alpes? Quelle est donc cette Mondiale dont les concurrents portent, eux aussi, des noms étranges, Lyonnaise et Générale...?
Ce roman est une première.
Il décrit dans leur intimité, dans leur nudité parfois, les grands groupes de services, souvent au cœur de l'actualité, très souvent décriés, toujours épiés, jamais percés à jour. Un jour cruel pourtant, celui que décrit Jean-Jacques Prompsy: le ballet des présidents et des directeurs, des chefs et des sous-chefs, des secrétaires et des conseillers, des maires et des adjoints, des ministres et des ministrables.
On l'aura compris, derrière les personnages de La cour des cadres derrière Jean-Pierre Seules, le président, ou François Pierron, le héros, s'anime une comédie humaine qui puise dans la réalité... jusque dans les prétoires où l'auteur revit, drapés dans la fiction, ses propres déboires qui, en leur temps, ont défrayé la chronique et effrayé quelques puissants.
La cour des cadres est le premier roman de Jean-Jacques Prompsy qui fut pendant vingt ans l'un des principaux dirigeants de la Lyonnaise des Eaux, ce qui le conduisit à effectuer plusieurs séjours en prison entre 1996 et 1998, pour raison d'entreprise.
Son second ouvrage, Le château de sable, paraîtra en mai 2000 chez le même éditeur.