L'attendrisseur

Pour que la petite fille de la voisine, colérique et intenable, se
tienne tranquille, le narrateur propose un pacte à la mère dépassée : il
représentera l'autorité paternelle et viendra régulièrement administrer
des fessées à la petite. Principe d'éducation qui aura un corollaire, par
pur souci d'équité : la mère devra systématiquement subir le même
châtiment que sa fille...
Entamé en 2005 avec L'Été des jeunes filles, L'Attendrisseur est le
deuxième volet d'un nouvel éloge de la fessée, thème cher à Jacques
Serguine qui rend un vibrant hommage aux rotondités féminines.
Dans ce roman à l'étonnante liberté de ton, Jacques Serguine retrouve
un sujet qui lui est familier et qu'il
avait exposé avec brio dans son
célèbre Éloge de la fessée. Il y met en
scène un personnage qui considère la
fessée comme parole d'Évangile, c'est-à-dire
comme un moyen de pacifier les
familles, rapprocher ce que les lois, la
société et les conventions désunissent ou
tiennent séparé, et de gagner les coeurs
pour les tourner vers le Ciel.