Droit civil : les sûretés, la publicité foncière

Le droit des sûretés - étymologie oblige - constitue un
instrument privilégié de la sécurité juridique. Tant le législateur
que les contractants y recourent abondamment, voire
surabondamment. Le premier trouve dans les privilèges et
sûretés légales le moyen d'instaurer une hiérarchie des intérêts
conforme à ses objectifs. Les seconds entourent toute opération
de crédit et bien d'autres types de conventions d'un cortège
de sûretés conventionnelles.
L'ordonnance du 23 mars 2006 a apporté d'importantes innovations. Si, au
chapitre des sûretés personnelles , on peut regretter que les textes du Code
civil traitant du cautionnement soient demeurés inchangés, faute d'habilitation
du gouvernement à réformer cette matière par voie d'ordonnance, la garantie
autonome et la lettre d'intention ont été consacrées. Le droit des sûretés
réelles mobilières a été profondément restructuré. L' hypothèque a été rendue
plus attractive, notamment pas l'institution d'une hypothèque rechargeable.
En dernier lieu, la loi du 4 août 2008 a sensiblement assoupli les conditions
de mise en oeuvre de la fiducie en tant que sûreté.
Quant au droit de la publicité foncière , s'il est sans lien naturel avec celui
des sûretés, exception faite des sûretés réelles immobilières qui en sont
tributaires, il contribue aussi à l'objectif plus général de sécurité du commerce
juridique.