Eugène Chavant : du poilu au chef de maquis

Soixante-dix ans après les combats et la tragédie du Vercors,
et tandis qu'il consacre à ces événements une exposition, tel
est le moment choisi par le Musée de la Résistance et de la
Déportation de l'Isère pour relater l'histoire d'Eugène Chavant
dans la collection Parcours de résistants. Que sait-on de
son existence ? Peu de choses en somme hormis son engagement
dans le maquis. Écrit par l'historien Gilles Vergnon,
spécialiste reconnu du Vercors, cet ouvrage évoque les grandes
étapes de sa vie. Il raconte ses origines sociales modestes à
Colombe, ses années passées en première ligne durant la
guerre de 14-18 et l'expérience qu'il en a retirée, mais aussi
ses activités politiques et sociales multiples qui le conduisent à
devenir maire de Saint-Martin-d'Hères à la fin des années 1930.
Opposant de la première heure au régime de Vichy, affilié au
mouvement Franc-Tireur, il devient l'un des principaux cadres
de la Résistance locale et, à la fin 1943, le chef civil du Vercors.
Laissant à d'autres les honneurs après la guerre, il s'investit pleinement
dans la reconstruction du massif au sein de l'Association
des Pionniers qu'il a fondée, et jusqu'à sa mort en 1969 pour
perpétuer le souvenir du maquis et de ses compagnons d'armes.