L'architecture romaine dans l'Ouest de la Gaule

L'architecture romaine dans l'Ouest de la Gaule

L'architecture romaine dans l'Ouest de la Gaule
2006229 pagesISBN 9782753502772
Format: BrochéLangue : Français

Les sept civitates de Lyonnaise occidentale qui font l'objet de

cet ouvrage (Osismes, Coriosolites, Vénètes, Riédons, Namnètes,

Aulerques Diablintes et Andécaves) ne conservent que bien peu

de souvenirs monumentaux de l'époque romaine. N'étaient les

vestiges suggestifs et remarquablement mis en valeur de Jublains

(Mayenne), les ruines de l'amphithéâtre et du «nymphée» de

Gennes (Maine-et-Loire) et le sanctuaire du Haut-Bécherel, à

Corseul (Côtes-d'Armor), le bilan se réduirait à quelques lambeaux

d'enceintes urbaines, aux traces très

arasées de quelques villae et à de maigres tronçons

d'aqueducs.

Encadrés par les puissantes architectures néolithiques

et d'innombrables réalisations des

périodes médiévale et moderne, les monuments

de l'époque impériale ont longtemps

eu quelque peine à satisfaire la curiosité du

touriste et à susciter celle du savant. On comprend

dès lors aisément que la région n'occupe

qu'une place très modeste dans les synthèses,

même les mieux informées, quand elle n'en

est pas tout simplement absente.

Cette rareté des vestiges monumentaux a ancré dans bien des

esprits l'idée que ces confins occidentaux des Gaules étaient

largement restés à l'écart du mouvement de romanisation, et

que, pour des raisons variées - manque d'intérêt de la part du

conquérant, inertie, voire défiance du provincial -, elle n'est

pas devenue aussi profondément romaine que les autres

secteurs de la Gaule.

Les fouilles et prospections de ces dernières décennies, l'étude

d'une documentation épigraphique peu abondante mais non

dépourvue d'intérêt et l'inventaire des blocs d'architecture corrigent

largement cette image. Si les cités de l'ouest de la Gaule

n'ont jamais cédé au gigantisme, si la monumentalisation y est

avant tout réservée aux villes chefs-lieux et si certains édifices

font apparemment défaut aux panoplies monumentales, l'intégration

à l'Empire et l'adhésion des élites aux pratiques et

valeurs de la romanité trouvent, ici comme

ailleurs, une traduction concrète dans

l'architecture publique et privée, urbaine et

rurale.

C'est ce qu'entend démontrer le présent

ouvrage. Il dresse d'abord un état des connaissances

sur plusieurs types d'édifices, pour

lesquels les données disponibles autorisent

désormais l'établissement d'un bilan : les

forums, les édifices religieux, les domus , les

villae et les tombes monumentales. Ces études

sont complétées par deux enquêtes thématiques,

consacrées l'une au décor architectonique, documentation

jusqu'alors pratiquement inexploitée, l'autre au

financement de la parure monumentale. L'ouvrage s'achève par

une tentative de bilan sur l'activité édilitaire des sept cités

concernées entre la fin du I<sup>er</sup> s. avant notre ère et la fin du

IV<sup>e</sup> siècle.

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