George Sand et la peinture

George Sand et la peinture

George Sand et la peinture
Éditeur: Royer
2006277 pagesISBN 9782908670981
Format: BrochéLangue : Français

George Sand fut peintre elle-même. L'étude de

sa production artistique révèlera un talent constant

et une imagination des plus attachantes, mais ce fut

principalement la découverte de ses «dendrites» qui conféra à son art une

particularité et une originalité singulières. Les «dendrites», de technique

simple faisant surgir des formes végétales ou minérales suggérées par le

hasard, s'obtiennent après la préparation d'un fond humide où sont réparties

des couches de couleur auxquelles on rajoutait de l'eau. George Sand intervenait

alors au pinceau et parfois au pouce entouré d'un chiffon puis plaquait

un carton ou une vitre qu'elle appuyait ensuite pour obtenir un effet précisé

et complété à l'aquarelle au gré de son imagination.

La peinture fut aussi pour la romancière source d'inspiration au sein de

son expression littéraire. Les peintres exercèrent, de même, une influence sur

les écrits de George Sand, dont la vie et l'oeuvre attira tant les peintres que

les caricaturistes.

L'admiration de la jeune Aurore pour la peinture italienne fut encore renforcée

au cours de ses voyages en Italie. George Sand put alors y découvrir les

oeuvres magistrales de Michel-Ange, Titien, Raphaël et leurs influences. La

romancière se rendit également plusieurs fois aux Salons de peinture parisiens,

où elle put admirer les oeuvres de Corot, dont elle appréciait la finesse et la

poésie. Elle visita, en outre, les ateliers d'Horace Vernet et de Delacroix ainsi que

les musées du Louvre et du Luxembourg où elle découvrit le Tintoret et Rubens.

Sa conscience intuitive et ses connaissances de l'art pictural lui firent

reconnaître le génie et pressentir l'art à venir. George Sand côtoya ainsi de

nombreux peintres de son siècle : Eugène Delacroix, la grande figure de la

peinture romantique française, Théodore Rousseau, chef de file de l'École de

Barbizon, mais aussi Eugène Grandsire, Jules Dupré, Jules Véron, Charles

Jacque, les peintres «familiers» de Nohant : Eugène Lambert, Alexandre

Manceau et Léon Villevielle, les graveurs Luigi Calamatta et Gustave Doré

ainsi qu'Eugène Fromentin, à la fois peintre orientaliste et écrivain.

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