Louise-Marie d'Orléans : la reine oubliée

A travers sa correspondance quasi quotidienne, sa «scribomanie», disaient les siens, et les centaines de documents dépouillés par Mia Kerckvoorde, c'est toute l'Europe d'un demi-siècle, à la fois révolutionnaire et bourgeois, qui défile avec ses soubresauts et ses tâtonnements, ses idées nouvelles et ses idées toutes faites, ses modes, ses personnages hauts en couleurs, sa «comédie humaine».
Eclairé de l'intérieur, c'est un théâtre d'ombres, de femmes surtout - Louise, Victoria, Marie-Amélie, Charlotte ou Anna-Feodorovna... «sur les balcons du ciel en robes surannées» -, mais aussi de «leurs hommes» - Léopold, Albert, Louis-Philippe, Constantin... et les autres -, qui ressurgit du passé et rayonne, émouvant et presque familier.
Une vision pénétrante et passionnante de la monarchie, de la femme et de la famille au XIX<sup>e</sup> siècle à travers le cœur et le regard d'une reine qu'on n'oubliera plus.