Prise en charge des personnes infectées par les virus de l'hépatite B ou de l'hépatite C : rapport de recommandations 2014

Ce premier « Rapport de recommandations sur la prise en charge des personnes
infectées par les virus de l'hépatite B ou de l'hépatite C » est le fruit
d'une démarche collective impulsée par la Ministre de la Santé et réalisée
sous l'égide de l'Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites
virales (ANRS) et de l'Association française pour l'étude du foie (AFEF).
Ce rapport a été coordonné par le Pr Daniel Dhumeaux (hépatologue au
CHU Henri Mondor de Créteil et président du Programme national de lutte
contre les hépatites B et C 2009-2012). Pour produire ses recommandations,
il a mobilisé pendant plus d'une année quelque 200 cliniciens, chercheurs,
patients et associations de patients.
L'élaboration du rapport s'est organisée autour de 22 groupes thématiques
d'experts et d'un comité indépendant des experts, fait de personnalités
scientifiques et du monde associatif, dont la mission a été d'assurer
la validation et la synthèse des textes.
Par les mesures qu'il met en avant, ce rapport se propose, selon trois axes :
- de relancer la prévention des hépatites B et C, jugée en retard sur plusieurs
points (vaccination contre l'hépatite B notamment),
- d'articuler les étapes de la prise en charge des patients atteints d'hépatites
B et C selon des parcours de soins et des stratégies thérapeutiques
spécifiques qui leur sont propres,
- de soutenir, à tous les niveaux, les valeurs d'équité dans les soins par
des mesures concrètes de lutte contre les inégalités sociales.
En émettant ces recommandations, le collectif responsable du rapport a
eu clairement conscience de la contrepartie économique des traitements
nouveaux, en particulier de l'hépatite C, qui implique des choix et des indications
raisonnables. Avec des thérapeutiques dont l'efficacité est désormais
proche de 100 %, l'éradication de cette infection peut devenir un
objectif réaliste. En l'absence de vaccin, elle ne passera que par l'identification
et la prise en charge de tous les patients atteints et des coûts de
médicaments réduits.
Ce premier rapport, destiné aux pouvoirs publics, à tous ceux qui luttent
contre ces maladies (professionnels de santé, associations de patients, industriels
du médicament) et aux médias, apporte un état des lieux épidémiologique,
sanitaire et social de l'épidémie dans notre pays et émet des
recommandations fortes pour être plus efficace à tous les échelons de la
riposte. Il est souhaité qu'il donne lieu à une véritable mobilisation collective
afin que ces hépatites soient maîtrisées à tous les niveaux de notre
société, y compris dans les groupes les plus vulnérables et les régions les
plus touchées.