Histoire du communisme : réfutation des utopies socialistes

Cette "Histoire du communisme" par Alfred Sudre avait été
publiée sous ce titre en 1848. On y découvre donc le
Communisme avant Marx.
Or, pendant plus d'un siècle, on a réservé au mot communisme
la prétention à la nouveauté que Marx et Engels
revendiquent dans leur manifeste datant lui aussi de 1848.
S'attachant à réfuter les utopies socialistes, Alfred Sudre
montre au contraire en quoi les racines de la révolution de
février 1848, annonciatrice du communisme, plongent fort
loin dans le passé.
Il envisage successivement, au cours de l'Histoire : la
République selon Platon ; la propriété à Rome et le christianisme,
à distinguer des communautés ascétiques.
Il passe au crible les hérésies qui passent pour avoir été
entachées de communisme.
Il décrit aussi celle qui, indiscutablement, préfigure le bolchevisme
: les anabaptistes qui endeuillèrent l'Allemagne au
XVI<sup>e</sup> siècle. En Angleterre l'Utopie de Thomas More et le
moine italien Campanella annoncent aussi l'idée moderne.
Le communisme et le socialisme du XVIII<sup>e</sup> siècle, Rousseau,
et la dimension terroriste de la révolution française seront
suivis d'autres courants utopistes : Owen, Saint-Simon et
Fourier, Cabet et son "communisme icarien", Louis Blanc et
son "Organisation du travail" forgent le schéma dont se serviront
en fait, après eux, les révolutionnaires du XX<sup>e</sup> siècle. Il
souligne la pensée métaphysique de Pierre Leroux véritable
inventeur du socialisme au sens moderne du mot, et préfigure
le millénarisme et le mythe de l'âge d'or.
Marx et Engels, puis Lénine, n'ayant inventé qu'une mince
pellicule à prétention scientifique la faillite de leur entreprise
n'empêchera pas hélas le recommencement des mêmes
erreurs.
Puisse ce livre aider quelques-uns à le mieux comprendre.