Le calcul du risque dans les investissements publics

Comment la société peut-elle gérer efficacement les
risques ? Comment définir un risque acceptable ou une
prévention optimale ? Les avantages escomptés d'un
investissement sont-ils suffisants à l'aune des risques
associés et des coûts à consentir ? Qu'il s'agisse de
transport, d'énergie, d'environnement, de santé, etc., tout
projet d'investissement est confronté à ces questions.
Sous la présidence de Christian Gollier, directeur de la
Toulouse School of Economics, une commission
d'experts s'est attachée à définir un cadre économique
opérationnel pour intégrer le risque dans les évaluations.
Ses travaux s'inscrivent dans la lignée des rapports
Boiteux (coût des nuisances), Lebègue (révision du taux
d'actualisation), Quinet (valeur carbone), et
Chevassus-au-Louis (valeur de la biodiversité) qui ont
contribué ces dix dernières années à faire du calcul
socioéconomique un outil incontournable pour éclairer la
décision publique.
En facilitant la mise en pratique des principes
d'évaluation par les administrations, le dialogue instauré
ici entre la recherche universitaire et les attentes des
praticiens a pour objectif d'apprivoiser le risque, à défaut
de le domestiquer.