C'était Georges Pompidou

Georges Pompidou a eu « deux vies ».
Jusqu'à l'âge de la maturité, cet enfant du Cantal, né le 5 juillet 1911, a incarné la méritocratie républicaine : la rue d'Ulm, le Conseil d'État, la grande banque d'affaires. Il a fallu une rencontre tardive avec le général de Gaulle pour qu'en 1958, Georges Pompidou soit un des hommes de l'ombre de la nouvelle V<sup>e</sup> République et prenne goût au pouvoir.
Sa « seconde vie » a duré à peine plus d'une décennie ; mais ces années-là restent dans la mémoire des Français comme une « Belle époque », la seule qu'ait connue la France depuis soixante ans. Alain Frerejan avait déjà exploré les arcanes de cet homme et de sa politique ; mais à l'occasion du centenaire Pompidou, de nouveaux témoignages et documents - notamment sur Mai-68, l'affaire Touvier, les cas Buffet-Bontemps et la stratégie nucléaire civile - lui ont permis de livrer une version enrichie d'un ouvrage de référence, traduit jusqu'en Chine.