Du pays de la pierre

«Nous sommes invités, ici, à partager une conversation
entre un sculpteur-poète et un poète-sculpteur. Avec
eux il y a une "oreille", la mienne... puisque ces
conversations se déroulaient à la maison, dans l'après-dîner,
en buvant tranquillement un verre.
En ce temps-là, c'était presque une habitude, Boris,
après le travail dans son atelier, passait le soir - nous
sommes voisins -, chacun de nous avait fini sa journée
et l'on parlait. Boris travaillait alors à l'un des trois
portraits de Guillevic qu'il a sculptés. [...] Nous voici
devant un témoignage de première main sur ce que
pense Guillevic en ces fin et début d'années 1994-1995.
Il m'apparaît qu'il est relativement rare que deux
chercheurs, chacun en quête de son art, puissent
parvenir à ce point d'expression sur ce qu'ils nomment
"l'inatteignable".»
Lucie Albertini