La question du consentement au travail : de la servitude volontaire à l'implication contrainte

L'implication au travail ne cesse d'être une préoccupation centrale
des managers et des DRH dans les entreprises ou dans les
administrations, préoccupation qu'interrogent à leur tour les
chercheurs. Approcher les régimes de mobilisation des salariés
nécessite de prendre en compte la pluralité des courants théoriques en
présence tout en empruntant aux disciplines voisines (économie,
philosophie, psychologie, ethnologie...) leurs démarches et leurs
résultats. C'est ce que propose cet ouvrage en questionnant tout autant
ce qui fait courir les salariés que les modes actuels de contrôle du
travail.
La substitution du modèle de la compétence aux grilles de
classifications a mis l'évaluation individuelle au coeur du management
des hommes et des relations de travail en induisant l'engagement
personnel, la responsabilisation ou en organisant le consentement au
travail. Mais le retrait, la subordination insatisfaite, la simulation ou
toute forme de résistance peuvent aussi être les réponses des salariés à
ces nouveaux modes de gestion du travail. Parce qu'il interroge les
situations et les comportements au plus profond des activités
productives salariées, La question du consentement au travail intéresse
tous les praticiens (DRH, managers, encadrement de proximité), les
chercheurs, les enseignants et les étudiants. Produit des rencontres du
réseau «Travail, Organisation, Emploi» de l'Association française de
Sociologie, il embrasse à la fois une grande variété de terrains dans
plusieurs branches et une diversité de points de vue théoriques.