C'est donc ça, la fac !

L'entrée à l'université obsède les élèves de terminale.
Certains sont prêts à mourir si échec. Or, la fac n'est
pas toujours l'eldorado rêvé. Dès le premier jour, on est
estampillé roomchecker , condamné à déambuler par rues
et ruelles à la recherche d'un logis. De cette désillusion
naissent complexes et frustrations. On se calfeutre dans
une idylle taciturne ou on fait voeu d'abstinence pour
éviter le déshonneur phallique. Ce qui n'empêche pas,
pourtant, des enseignants véreux de faire valoir leur verset
satanique : Tu gagneras ta note à la sueur de tes fesses. La
gent féminine, principale cible de ces profanations, se
constitue alors souteneuse et s'accroche à un surdoué à
l'avenir prometteur, quitte à passer pour une belle enquiquineuse ,
telle une brebis égarée en quête de repères.
Toutes ces tribulations transparaissent en toile de
fond d'un univers baroque où envies, espoirs, ambitions,
passions et déraisons empruntent, parfois, à la démesure
prévertique.